norvège

Explorer encore et toujours plus loin. Vers les hauteurs de mes rêves, vers les vallées de mes sentiments. Me laisser porter par l’envie d’être. Ce sentiment d’errer en pleine nature, de me laisser divaguer au travers du vent, en pleine tangente sauvage. À l’ombre des forêts, au soleil des sommets. Marcher pieds nus, sentir les cailloux me piquer. Respirer par la peau, me réchauffer aux rayons.

Je me souviens de ça. Et comme dans un refrain, je n’attends plus qu’une chose : finir le couplet. Retrouver les alexandrins du soleil, le son des vagues dans les branches. Sentir la chaleur craqueler l’écorce, la sueur d’une altitude. Porter ma maison, vivre selon les saisons, danser pendant les moissons. Goûter la nature, en passant les mains dans les hautes herbes. Me sentir saisi, étranger d’un habitat, observer le jour, respirer la nuit. Appartenir n’a plus d’intérêt : il en va de la survie. Survivre pour mieux vivre.

Partir pour se découvrir